Le corps comme espace de résistance
Réhabiliter le corps et la sensualité quand le corps est mis de côté, jugé honteux, trop.
Le corps dévalorisé, plus on rentre dans des mondes numériques, plus il fait tâche.
Des mondes sans corps, informatiques, un échappatoire aux contraintes physiques. Le corps n’a plus vraiment sa place, et où il dénote.
Ce n’est plus vraiment lui qui fait l’expérience du monde, il n’est plus le corps actif qui crée l’interaction avec le réel. Seules des parties de lui, les yeux, les doigts rentrent en contact avec le monde virtuel et peuvent oublier le reste du corps. On me demande de vivre ma vie sans mon corps. Si ce n’est pas lui qui fait l’expérience majeure, alors ce n’est plus lui le plus important.
Si on se prive de notre pouvoir d’agir avec le corps, on nous dépossède de ce que nous possédons de plus fondamental, nous mêmes, notre matérialité
On se décorporalise.
Perte de notre puissance d’agir
Notre corps était le lieu de l’agentivité, on perd une partie de notre puissance d’agir.
Pourtant le corps c’est celui qui s’enfuit, qui s’en va. La rebellion passe par le corps, Emeutes états unis, le corps dans la rue, qui ne va pas au travail, qui lutte, se montre et montre où il est. Mais comme avec haussman à paris, si la vie, la ville, la société est faite comme un monde sans corps, peut on encore se rebeller?
Politique de la ville trop grande par rapport au corps de l’homme qui ne peut plus la soulever (la commune), alors pareil politique de la vie virtuel où on ne peut plus se rebeller car on y vit sans nos corps. La forme du corps donne ou peut donner la forme du monde (la chaise) et quand le monde n’est plus l’empreinte de notre corps.
Aussi des mondes trop petits pour les corps, pour les soumettre, le monde de l’abattoir, de l’élevage intensif, des mondes trop petits.
Dépossession, empêcher de se rebeller. Les pouvoirs savent, les gens se rebellent avec leurs corps. (paris commune 1871)
Peur devant les corps, chute gouvernement de Bulgarie, et peur panique des gilets jaunes, spectre de la révolution. Découper le corps physique du roi.
Sensualité désir comme fondement de l’être
Champ de la matérialité, sensualité. est le fondement de notre être, à la fois un refuge et une chance. La sensualité, c’est ce avec quoi on vient au monde, des êtres sensuels, on se déplace dans le monde à l’aide de nos sens, toutes les créatures vivantes terrestres. Jain religion qui classe les individus en fonction du nombre de leurs sens.
Le désir est source de vie et de bonheur. revalorisation du désir comme porte vers le bonheur et la joie et la liberté, espace de sécurtié et de l’intime Le désir qui est tant craint, tant appelé à être maitrisé, on s’en méfie, et aussi une culture chrétienne de la culpabilité et du rejet du désir. Mais l’accès au désir canalisé, c’est un espace de joie de bonheur et pas que de plaisir de satisfaction ou d’intensité . Espace de vie vivante. Fondement de la vie de désirer, d’avoir envie, d’aller vers.
Comme dans le rapport au corps, lutte pour accès à la sensualité et lutte pour acceptation, personnelle et collective des formes de désirs, des désirs consentis entre adultes éclairés mais lutte pour se ré approprier son désir, son corps, sa sexualité. Luttes queers pour permettre d’accéder avec joie au désir. accès à l’amour, moments de joie et de bonheur. Comment exprimer ce que l’amour peut faire vivre? L’amour qui libère, comme exploration, carburant de la vie, puissance libre. La joie d’être se vit dans l’amour et dans le désir, dans la libération. sortie de la honte
Le corps est le lieu de la différence.
Etre queer, etre androgyne, etre non binaire, sont visible dans le corps. C’est rejeté, intersexuation, mutilation, empêcher, normes de genre pour faire plier les corps, androgynie, médecine qui essaie désespérément de faire rentrer dans les cases, de couper, de canaliser, de faire rentrer les corps dans les cases inventées. faire plier le réel pour le faire rentrer dans des idées.
Le corps qui est jugé. Trop gros, trop maigre, trop féminin, trop maculin, trop queer, trop au milieu, trop noir, trop handicapé.
L’hybridation
Le désir c’est le désir de s’hybrider. Désir vers l’hybridation : fort tout nous mène à l’hybridation
Corps preuve, Catégories et rôles à jouer
corps preuve impossible à nier du fait que le réel n’est pas ce qu’on a pensé. On a pensé le réel, on préfère penser que les humains aussi ne font pas partie du réel ou de la nature. On pense le réel. On voit qu’il y a ce que l’on appelle des exceptions au réel chez certains. on pense que les humains ne font pas vraiment partie du réel. Ils peuvent s’en écarter, comme on s’écarte d’une route. Comme si nous étions de simple créatures mises dans un monde et non pas le monde. Voilà on se situe comme des acteurs et un décor. Donc le décor et le monde ont certaines règles. Et certains acteurs ne veulent pas les jouer. Car on se situe dans un théatre. (super spéciste). il faut redonner aux acteurs les bons codes et les forcer à re rentrer dans la pièce. au lieu de constater de nouvelles lois de la nature comme des scientifiques, ah certains sont fem, d’autres masc, d’autres queers, androgynes etc on pense qu’il y en a qui refuse le jeu qu’ils devraient jouer ou être contradiction même. On joue a son genre ou on est son genre ?
Diminuer ces corps qui sont perçus comme une erreur, un bug.
Ils ne sont pas pensés comme la preuve de l’erreur dans les catégories mais comme une erreur en eux-même, à modifier pour que tout rentre dans l’ordre.
Comme l’ornithorinq qui au début on arrivait pas à penser que peut etre nos catégories n’étaient pas suffisantes ou pas les bonnes. Mais quoi on allait pas quand meme amputer tous les ornithorynque jusqu’a ce qu’on retrouve la certitude d’avoir raison?
Le corps est donc la preuve de l’erreur des catégories.
Si on arrive à le démontrer et à convaincre alors, on arrive à retrouver la puissance des corps queer. Pas erreur de la nature mais preuve de vérité. Le corps c’est la certitude de mon existence queer.
Le propre corps devant lequel je m’incline et que je peux pas nier, je suis androgyne ou lesbienne ou porteuse de telle ou telle spécificité, c’est plus fort que ma conscience ou ma volonté, ça ne peut pas s’effacer c’est impossible. Corps donc comme preuve de mon existence. Pensée anti descartienne, anti cartésienne. Et anti autorité
réaffirmation du vivant comme espace de liberté.
Envie de se passer de son corps
J’aime me passer de mon corps un peu, j’aime bien m’extraire de cette pesanteur et contrainte du corps, c’est une forme de libération.
Comment c’est possible que le corps soit vraiment le lieu à la fois de la contrainte et à la fois de la libération.
Nous vient l’envie de quitter ce monde, au moins d’en extraire nos corps dans des mondes où ils n’ont pas leur place. Tentation de fuir le réel et de faire les contraintes physiques comme des limitations (trouver un mythe), le virtuel nous défait des contraintes matérielles et physiques, identités queer possible ex trans
Le virtuel comme un espace de repos et de non contrainte, dans lequel exister sans les contraintes matérielles du réel, peut être débarrassé d’un corps limitant et limité.
Corps lieu du plaisir et lieu de la souffrance
Le virtuel comme une drogue pour ne plus habiter le corps
que l’on prend pour ne plus ressentir, pour ne plus sentir ce qui frappe à notre porte, pour nous anesthésier et ne plus comprendre ce réel qui tambourine à notre porte. Se perdre dans le virtuel, se perdre dans un monde de dopamine, paradis artificiels dans lesquels on s’efface aussi du réel. virtuel peut aussi être dépossédant, monde virtuel nous propose d’oublier notre corps qui est notre ultime refuge. monde virtuel se fonde sur des images du corps et du réel, images déformés peu réalistes. dépossession des sensations physiques et réelles, dépossession de la sensualité des plaisirs physiques, plaisirs mentaux. un risque d’oublier le réel, entend t on le réel qui frappe sur notre porte quand on est dans le virtuel, déréalisation du réel qui perd de sa substance de sa vérité, légitimité
Besoin de tangible de matérialité.
Tension conceptuelle entre le touchable et le non touchable, autre tension par rapport à visible invisible, plus affective, plus sensible, plus fragile et vulnérable. Est ce que le réel c’est ce que je peux toucher? (par rapport au virtuel ou au conceptuel). Désir démesuré de matérialisme, comme pour se rassurer par le toucher, matérialiser les concepts pour qu’ils nous échappent moins, pour nous rassurer sur leur présence, peut etre pour etre sur de les comprendre. comme pour le concept de l’amour symbolisé par des maisons dans mes tableaux; Envie d’une certitude de son existence. Quelque chose qu’on ne peut nier. Contre l’effacement, contre le doute. Désir de toucher l’autre, désir de toucher les parents, les adelphes de se toucher soi, de toucher l’amoureux. Désir infini de contact quotidien de contact avec l’autre, avec son corps chaud et rassurant, protecteur et doux. Besoin du corps de l’autre comme fondamental notion fondamentale de nos personnes. Besoin du corps de l’autre près de nous.
matérialité comme espace de sécurité, affective ou physique, ce que je peut toucher me rassure, me connecte au monde pour de bon. Toujours anti descartes, si je touche c’est que je suis là. Toujours question de la limite réel non réel pour encore une fois réaffirmer la place de la matérialité pour s’opposer à descartes et refaire le questionnement contemporain. Lui laisser du doute, il n’est pas définitif, mais il est une invitation à vivre et à vivre dans notre corps.
Qu’est ce que je ne peux pas toucher? je ne peux pas toucher les objets d’art, c’est interdit. est ce que c’est surréel? ça a une place hors du réel? pourtant je fais des tableaux car cest tactile c’est sensuel
mais ambivalence, epur du désir, peur du toucher, de la fusion, envie et difficulté à toucher. PLus complexe
matérialité situé dans le corps qui est le lieu de l’expérimentation, lieu du ressenti, des émotions, des sens, lieu de la compréhension du réel
mais peut etre aussi même si j’ai pas envie de le dire, lieu de compréhension du non touchable du virtuel; car où d’uatre que dans notre corps ?
La matérialité comme fondement de nos existences et de nos expériences sur cette planète.
Corps dissidents de Paul Preciado