Série peintures et texte - 2026
Mes recherches me mènent actuellement à une réécriture des récits cosmogoniques, reprenant les structures des genèses grecques et chrétiennes depuis une perspective féministe, queer et antispéciste.
Ce récit prend la forme d’un texte et d’un cycle de grands panneaux de peinture sur bois (2×1,5m), s’inspirant notamment de La Dame à la licorne. Des personnages androgynes y évoluent dans une nature pastorale, célébrant un rapport puissant au corps et se détournant des catégories traditionnelles de genre.
Ce travail pictural est accompagné par une recherche sur Unreal Engine. Je crée des environnements 3D qui prolongent les mondes créés en peinture, destinés à être accessibles par le spectateur sur des écrans.
Série peintures et texte - 2026
Série peintures - 2025
Performance / Création Unreal Engine 2025
La performance Le départ est un dialogue entre un narrateur IRL présent dans la salle et un avatar digital créé avec le logiciel de création de jeu vidéo Unreal Engine, projeté sur un écran. La performance met en tension un corps incarné et son double numérique.
En octobre 2025, à l’occasion des portes ouvertes de l’atelier OE, dans le cadre de la 1ère édition d’Art Emergence (Artagon), le collectif Champs magnétiques en a arpenté les espaces. Le départ y a été présenté pour la première fois.
Extrait du texte de la performance Le départ
L’avatar
Le but, c’était de redonner vie à des personnages coincés dans le monde virtuel. On nous avait demandé d’humaniser ce qu’on ne pouvait plus humaniser et de rendre la sensualité des corps, la véracité des désirs.
Il fallait rendre vivant ce qui ne l’était déjà plus, ceux qui ne voulaient plus être vivants, ceux qui ne voulaient plus avoir de corps si ce n’était pour éprouver du plaisir, ceux qui avaient renoncé à la peine et à la souffrance, ceux qui avaient abandonné leur matérialité, qui avaient décidé qu’ils n’existeraient pas, pas dans ce monde-là, pas dans celui où tout le monde souffrait.
Non, eux, ils n’y vivraient pas. Ils disaient qu’ils vivraient ailleurs, qu’ils vivraient sur Mars, et que tant pis s’ils tuaient tout le monde, de toute façon ils étaient déjà morts.
Série peintures - 2024
Dispositif numérique - 2024
La machine à poèmes est un dispositif interactif permettant aux spectateurs de générer un poème unique sur un ticket de papier. Un algorithme, programmé en Python, combine aléatoirement des personnages issus des tableaux de la série et des verbes d’action poétiques, produisant des trames uniques.
Poèmes :
La cavalière aimait la femme à la lionne.
Mais tes yeux étaient fermés et tu ne le savais pas.
Ils ne savaient rien de la nuit,
Ni que la cavalière oubliait le personnage de dos.
Ni que l’archer cherchait toujours la femme à la lionne.
Ses larmes coulaient avec la rivière.
Mais tes yeux étaient fermés et tu ne le savais pas.
Ils ne savaient rien de la nuit,
Ni que la rivière tombait face à face avec le coucher de soleil,
Ni que la femme à la lionne aimait le personnage de dos.
Série peintures - 2024
Série peintures - 2024










