Vivant et vrituel

 

Comment définir le vivant (individu)?

Le vivant comme l’expérimentateur. Le vivant c’est celui qui fait l’expérience du réel. Celui qui fait l’expérience d’exister.

Le vivant comme celui qui naît et meurt. Celui qui est vivant, qui a été non vivant et qui retournera non vivant. Pré vivant potentialité et post vivant, ex vivant. Vivant comme pré-ex-vivant.
Le vivant aussi c’est le non commencement car il est engendré par un autre vivant lui même engendré. C’est le rang d’une suite mathématique. Il n’est pas advenu par lui même, c’est un instant dans une série longue. Le vivant est généré, chaîne jamais brisée. Le vivant c’est donc celui qui a la fois a comme essence le fait d’avoir un commencement et à la fois de n’en n’avoir aucun. Le vivant porte en lui le commencement de tous les autres vivants et ex-vivants, le vivant est une des ramifications suite au commencement. 

Le vivant comme combinatoire et hybridation perpétuelle. Le vivant c’est aussi l’hybride et le mutant. Le vivant c’est la mutation en cours, prise à un moment donné. L’hybridation des ADN qui permet au vivant de se déplacer au sein de ses caractéristiques, de son corps, de d’opérer un déplacement, une modification. Le mélange de nouveaux gènes, la combinaison renouvelée, le brassage, le test et l’erreur. Le vivant est combinatoire. Le vivant c’est aussi un désir un élan vers l’hybridation. Comme un espace de liberté et de possibles, toutes les combinaisons sont encore possibles, toutes les formes et les manières d’être. Il y a des contraintes certes, environnementales, mais la génération de combinaison n’est pas terminée. La combinaison, la créativité, le non créé, le non réalisé, la réalisation du non réalisé encore, toutes ces caractéristiques de la vie pour la survie. Le vivant c’est un léger décalage de la génération précédente. Cette pensée du vivant combinatoire mutant et hybride nous aide à repenser la figure de l’hybride, du croisé, de l’androgyne comme des figures du vivant. (?) Changer le narratif habituel du contre nature, le vivant n’est que combinaison, tests, nouveautés, non créé, hybridation perpétuelle, mutation. C’est une pensée anti conservatrice, anti fasciste et libératrice.

Enfin le vivant c’est celui qui est en mouvement soit il grandit soit il prospère soit il rapetissit et meurt. Toujours en évolution, sans pause. Ce qui nous unit fondamentalement, nous les vivants sur cette terre. le vivant comme l’explorateur, toujours une forme de déplacement, d’expansion 

Comment comprendre l’opposition vivant virtuel?

On a la tentation d’opposer virtuel et vivant, comme si ce ne relevait pas de la même identité / substance.
En effet c’est un choc, une opposition, lois sont différentes dans les deux espaces.
Le vivant si différent face aux objets virtuels et aux espaces virtuels
Ce qui compose le vivant est mal accueilli par la technologie numérique. Le corps qui est imprévisible, indomptable, parfois incurable est tellement différent du monde de la technologie. Le corps terriblement biologique, sale, fluide, mouillé, le corps plein d’eau qui ferait péter l’électronique de n’importe quel appareil, le corps bien trop humide, électrique mais trempé, plein de fluides qui ne se laissent pas diriger. Le corps aussi dont les besoins sont trop impérieux, dont les pulsions individuelles sont assez fortes pour changer le cours de toute chose, le corps vivant aussi qui reprend sans cesse le dessus, le cours de la rivière, le corps vivant dans son ensemble qui nous menace par sa puissance bien plus profonde et immense.

Le virtuel c’est les espaces informatiques, cyberespaces, objets digitaux. le sens philosophique du virtuel n’est pas exactement identique à « réalité virtuelle » technologique. Selon David Chalmers, les « objets virtuels » (avatars, environnements numériques) ont une ontologie propre : ils existent, ont de la puissance causale, ne dépendent pas uniquement de la croyance d’un utilisateur. Pour Lévy, la virtualisation est un processus historique et anthropologique : le corps, le texte, l’économie se virtualisent. Il n’est donc pas uniquement question de technologie mais de mutation de l’humain

Mais les deux sont peut être pas si différents? 

La porosité des mondes hybridation des corps vivants dans monde virtuel, frontières et passages entre les mondes de plus en plus poreux. On ramène le monde virtuel dans le monde réel. Qu’est ce que je vis du virtuel dans mon corps ?

Le vivant est lié au sensuel, à la reproduction, à l’amour et au désir de l’autre pour s’hybrider se mélange, mélanger deux choses pour en créer une nouvelle, aléatoirement voilà la définition du vivant (sexué) 

D’après nos définitions du vivants il y a de fortes similitudes entre monde vivant et monde virtuel. Technologie comme nouvelle espèce vivante : mutations, écosystème, diversité, la technologie comme matière vivante et invasive fonctionnement du vivant avec celui de la technologie numérique

Mutation génétique et mutation technologique : définition du vivant et du virtuel comme processus en cours

contre des instincts de naturalisation qui rendent les choses fixes et obligatoires. Le travail de la nature sur terre à générer des humains en masse, tous les jours des milliers d’humains avec des milliers de mutations, génération toujours un peu différentes et qui se fixent en espèce. Le monde est trop grand pour nous et on joue pas vraiment le même jeu que celui que joue la nature pour nous, elle qui nous a créé pour que nous passions le flambeau. Donc on a du mal à percevoir ce qu’est le vivant et la nature, car on joue à un jeu au coeur du projet du vivant, on aime, on se reproduit, on vit nos vies qui ont du sens sans savoir que nous jouons le jeu d’une autre, d’un jeu qui nous dépasse. On s’aveugle. Mais on est généré par milliers. On réalise le même projet mais on ne le sait pas, en tout cas on ne le voit pas sous le meme angle. Les avancées technologiques fonctionnent pareil. On peut y voir le développement d’une nouvelle forme de mutation. Une nouvelle forme d’hybridation. Comment le monde sexué produit des êtres mélanges de deux autres êtres de façon aléatoire. Pareil pour le monde virtuel et ses évolutions, qui mutent et shybrident sans cesse. grace au virtuel on comprend que la nature génère plein de corps d’humains comme l’ia génère plein d’images ou plein d’ia. nouveaux et en évolution, libération pour nos corps dissdents car on peut enfin faire entendre que la nature est un processus génératif, aussi créatif que le processus technologiques et scientifiques. evolution biologique darwinienne similaire à celle de la technologie

Le virtuel est crée par les vivants. De toute pièce par des vivants vivant dans le réel. Dépendant des vivants Mais Quelqu’un avait demandé si le bruit d’une branche tombée existait toujours si personne n’était là pour l’entendre. C’est une pensée très spéciste, comme si le monde avait été fait pour nous les humains ou plutôt pour moi. Mais si l’on pose cette même question maladroite pour le monde virtuel qu’en est il? Le monde virtuel va commencer à se composer tant et tant que même sans explorateur, sans utilisateur.

Si on considère alors le virtuel comme une nouvelle espèce vivante,. On peut alors considérer les espaces nimeriques comme des écosystèmes complexes et en pleine évolution adaptation. Si on donne cette autonomie à la technologie avec des dynamiques de mutation, de génération de perpétuation de création de reproduction et de production.

Il vivra en autonomie et bientôt la pensée anti speciste pourra dire mais le monde virtuel n’a pas été fait pour vous ! Il est immense et riche et sous chaque pierre se cache un nouvel infini, un nouveau monde infini. l’infini en un point donné du monde réel, qui peut etre commence à advenir dans le monde virtuel. Est ce que c’est un seuil à franchir qui qualifie les mondes autonomes? Est ce que monde autonome ça veut dire que d’un coup on a de l’infini à l’intérieur

Evolution du virtuel ressemble tant à celle du vivant. Le concept de forêt électronique poru mieux comprendre comment le code transmutte et se développe, se répend, se reproduit et se développe en familles en espèces vivantes et se stabilise en sites ou en appli comme la vie se stabilise en especes compatibles sexuellement. La technologie évolue comme une forêt.
Technologie comme matière vivante et de l’espace virtuel comme écosystème vivant.
Le devenir du vivant suite à son hybridation avec le virtuel et le devenir de la technologie dans son contact avec de plus en plus de vivants. Cette technologie de plus en plus utilisée, manipulée, comment est elle polie, façonnée par l’usage des vivants. quelles est la nouvelle limite, est ce que les deux vont se ressembler de plus en plus comme des personnes vivants ensemble finissent par se ressembler. La technologie créature en mutation.


Un autre angle de compréhension que il n’y a pas la séparation qu’on pense entre vivant et virtuel c’est la La figure du cyborg et de l’humain augmenté. On est des humains augmentés depuis le début on fait que ça, c’est un truc animal de s’augmenter. Donc continuité de la technologie. Idée de la nature comme d’un état pur avant nous, un état qu’on viendrait déranger à divers degrés, modifier son corps, utiliser des morceaux du réel, parfois naturalisé, parfois insoutenable et dit « contre nature ».
Le vivant crée des corps pas parfaits qui ont besoin d’utiliser leur propre corps dans le réel ou plutôt d’utiliser le réel pour agir sur leur corps. Les corps ont aussi des manipulations à faire, ils fonctionnent en interaction avec un réel, ils ont des besoins dans le réel. Donc déjà c’est une augmentation. Les corps ne fonctionnent pas tout seul dans le néant, le mode d’emploi c’est d’utiliser des parties du réel pour les faire fonctionner.
Étrange d’avoir créé un nouveau réel à utiliser mais c’est juste une nouvelle étape parce que tu me diras l’agriculture c’était aussi une nouvelle monde réel à utiliser différemment.
C’est une nouvelle branche du réel.
Aussi une réorganisation du réel. Une nouvelle manière d’agencer le réel qui a bien marché, c’est au lieu d’utiliser des cordes vocales on a utilisé autre chose des combinaisons. Monde combinatoire, univers combinatoire.